L’ancrage n’est pas quelque chose de bien ou de mal…
L’ancrage n’est pas quelque chose de bien ou de mal, c’est quelque chose qui nous a été utile donc en cela c’est bien, mais c’est également quelque chose qui nous engonce et en cela c’est limitant, et c’est de cela que l’on veut se libérer.
À une certaine époque si un ancrage a pris racine en nous, c’est avant tout parce qu’il a permis de résoudre quelque chose, c’est parce qu’il nous a été utile. Par exemple une posture qui a sauvé l’entreprise il y a dix ans peut être exactement ce qui l’empêche aujourd’hui de changer d’échelle ; et elle n’en reste pas moins une bonne disposition de l’époque.
D’ailleurs les termes blocages et modes de résistance sont relativement inadaptés, car ils parlent d’opposition face à une problématique extérieure. En matière d’émergence, il est plus juste de parler « d’ancrages » car ancrage parle de « tenir bon » et de « faire face » à la situation. Une situation qui d’ailleurs mixe deux dimensions :
une partie passé : la problématique et les jeux relationnels qui se sont établis autour,
une partie présente : les comportements actuels qui en découlent et qui grincent.
Explorons ensemble comment ils peuvent transformer votre pratique de dirigeant.
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L’émergence nous libère de nos ancrages, non pas en s’attaquant à l’ancre, mais en dissolvant ce qui la retient agrippée ; c’est-à-dire en fluidifiant notre rapport à nous-même et notre rapport à autrui.
Libérer un ancrage ne met personne d’autre en jeu que nous-même ! Le désancrage ou mieux, le lâcher prise qui en est la résultante, se passe totalement de renégociations ou de règlement de comptes avec un détracteur du passé.
« Nous ne sommes pas du tout dans le registre de la thérapie. » Jean-Pierre Giraud, Lexique, « Coaching ».